Echium vulgare – vipérine vulgaire

La vipérine vulgaire est une plante très répandue, attrayante pour les abeilles, avec une longue hampe florale et une tige couverte de poils rigides et piquants. Malheureusement, cette plante invasive s’est propagée dans de nombreuses régions du monde. Elle doit son nom à sa réputation, sans doute très abusive, de soigner les morsures de vipère.

Fiche d’identité botanique

  • Famille : Borraginacées
  • Nom latin : Echium vulgare
  • Nom français : Vipérine commune, herbe à la vipère, vipérine vulgaire
  • Habitat : Friches, bords de chemins ou de routes, endroits incultes, sols caillouteux, talus
  • Répartition : Très commune dans toute la France
  • Période de floraison : Mai à septembre
  • Taille : Environ 40 cm à 80 cm

Description de la plante

La vipérine vulgaire est une plante herbacée bisannuelle très répandue en France. Elle se caractérise par sa longue hampe florale émergeant d’une rosette de feuilles allongées, couvertes de poils raides. Les feuilles basales sont pétiolées et ovales, tandis que les feuilles caulinaires sont étroites et sans pétiole. La tige florale est rigide, dressée, et ponctuée de brun ou de brun violacé, avec une texture couverte de poils raides et épineux. Les fleurs, d’un bleu éclatant à maturité, prennent une teinte bleu rosé lorsqu’elles sont en boutons. Elles produisent des fruits de type akène, regroupés par quatre, de couleur noire et fortement anguleux.

Ses vertus médicinales

  • Indications : Dans le passé, les fleurs de cette plante étaient utilisées pour traiter les toux, ainsi que comme diurétique et dépuratif, bien que son utilisation soit désormais moins courante.
  • En usage externe : Les feuilles jeunes de cette plante ont été suggérées pour traiter les morsures de vipère, bien que leur efficacité n’ait pas été scientifiquement prouvée. Elles renferment en très faible quantité un dérivé proche du curare.
  • Contre indications : La vipérine vulgaire ne possède pas de contre indications connues, sauf à très forte dose (propriétés curarisantes).
  • Partie employée : Feuilles, fleurs.
  • Principes actifs :  Alcaloïde proche du curare.
  • Formes galéniques :  Cette plante n’est plus vraiment employée actuellement.

Sa comestibilité

Bien que les feuilles très jeunes et encore tendres de cette plante puissent être consommées de manière similaire aux épinards, leur consommation doit être limitée en raison de la présence d’alcaloïdes curarisants. Par conséquent, il est préférable de les éviter.

Vous pouvez la découvrir au cours de nos stages botaniques.

Echium vulgare