Equisetum arvense – prêle des champs

La prêle des champs est une espèce très courante que l’on trouve fréquemment dans les prés humides ainsi que sur les rives légèrement limoneuses des rivières et des fleuves. Elle est souvent surnommée de manière évocatrice « queue de renard » ou « queue de cheval ».

Nous croisons souvent cette plante, que vous pourrez faire sécher et réduire en poudre, durant nos stages botaniques.

Fiche d’identité botanique

  • Famille : Equisétacées
  • Nom latin : Equisetum arvense
  • Nom français : Prêle des champs, queue de renard, queue de rat, queue de cheval.
  • Habitat : prés humides, berges, endroits limoneux, talus humides.
  • Répartition : Commune dans toute la France, en plaine ou en montagne jusqu’à l’altitude de 1800 m.
  • Période de fertilité : Avril à mai
  • Taille : Jusqu’à 50 cm

Description de la plante

La prêle des champs (Equisetum arvense) est une plante qui présente des rameaux stériles et végétatifs, ainsi que des tiges fertiles de couleur orangée sans rameaux latéraux. Ces rameaux poussent à partir de rhizomes. Les rameaux ne possèdent pas de feuilles, mais plutôt des gaines dentées à la base de chaque segment de la tige principale. Chaque gaine comporte entre 6 et 12 dents.

La tige principale est verte, de la même couleur que les rameaux latéraux, qui sont au nombre de 6 à 10 et de section quadrangulaire. Initialement dressés, ces rameaux s’étalent par la suite sans jamais retomber. Ils sont généralement simples. Les tiges fertiles sont également simples, dépourvues de rameaux latéraux, et portent des gaines dentées ainsi qu’un sporophore oblong allongé, dressé et terminal.

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Ses vertus médicinales

Indications :

  • En usage interne : La prêle des champs, grâce à sa richesse en silicium, y compris sous forme organique, est un excellent remède pour les problèmes articulaires et osseux. Elle est connue pour ses propriétés reminéralisantes et est souvent recommandée au printemps, en association avec l’aubier de tilleul. Ce dernier a des effets drainants mais peut entraîner une déminéralisation, que la prêle aide à compenser. De plus, le silicium présent dans la prêle contribue à la structure de nombreux tissus, en particulier ceux nécessitant plasticité et élasticité. Ainsi, la prêle renforce les parois veineuses, l’élasticité des artères, des poumons, de la peau, des cartilages et du cristallin. Sa polyvalence en fait une plante extrêmement bénéfique pour la santé, reconnue depuis l’Antiquité pour ses vertus. En outre, en raison de sa teneur élevée en potassium, la prêle possède également des propriétés diurétiques. Enfin, la prêle des champs contient aussi des sels d’or, pas suffisamment pour en faire des lingots… mais suffisant pour être anti inflammatoire.
  • En usage externe : Les extraits liquides et les crèmes à base de prêle peuvent être utilisés en application externe pour reminéraliser les cheveux, les poils et les ongles, ainsi que pour favoriser la cicatrisation de la peau.
  • Effets secondaires : La prêle des champs ne possède pas d’effets secondaires. Mais on peut la confondre avec certaines prêles toxiques.
  • Parties de la plante employées : tiges et rameaux des tiges stériles.
  • Principes actifs : Entre 5% et 10 % de silicium sous forme assimilable de silicates et de silicium organique, des acides phénoliques, des flavonoïdes, des stérols, des beta glucanes, de l’acide ascorbique (vitamine C naturelle), des traces d’huiles essentielles et d’alcaloïdes. Elle contient encore des sels d’or et des sels de potassium.
  • Formes galéniques : En extrait de plantes fraîches, en macération, en teinture mère, en comprimés, poudre ou gélules.

Sa comestibilité

Vous pouvez réduire en poudre la tige et les rameaux et ajouter cette poudre dans une vinaigrette. Cet usage n’est pas tant gastronomique que médicinal.

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