Allium ursinum – ail des ours

L’ail des ours est une plante comestible consommée par les ours à la fin de la période d’hibernation. Cela leur permet de se purger les reins à l’entrée du printemps.

Nous la rencontrons parfois et nous la dégustons lors de notre stage botanique dans le Vercors.

Fiche d’identité botanique

Famille :  Liliacées.

Nom latin :  Allium ursinum.

Nom français :  Ail des ours.

Habitat :  Bois humides ou frais, présente surtout sur terrain calcaire.

Répartition : Assez commun, en plaine et surtout en moyenne montagne calcaire. Moins fréquent sur terrain siliceux et absent dans les départements des Bouches du Rhône et du Var. Présent en Corse.

Période de floraison :  Avril et mai.

Taille :  de 15 cm à 25 cm.

Descriptif de la plante

L’ail des ours (Allium ursinum) est une plante relativement répandue, souvent rencontrée en groupes denses, provenant d’un bulbe qui développe des racines. Les feuilles de cette plante, une fois froissées, dégagent une forte odeur d’ail, ce qui les distingue clairement des feuilles de muguet, parfois confondues avec elles. Les feuilles d’ail des ours présentent une nervure centrale bien marquée et sont enveloppantes à la base, entourant ainsi la tige florale.

Cette dernière porte une ombelle de fleurs composées de six tépales (trois pétales et trois sépales identiques) de couleur blanche. Les parties femelles de la fleur sont constituées de trois ovaires fusionnés, du centre desquels émerge le style et le stigmate. En outre, la fleur est pourvue de six étamines.

Vous pouvez découvrir l’ail des ours dans cette vidéo de notre chaîne YouTube :

Ses vertus médicinales

Indications :

  • En usage interne :

    L’ail des ours est reconnu pour ses vertus bénéfiques sur la santé, notamment en tant qu’hypocholestérolémiant, hypotenseur et diurétique. Son effet hypotenseur est attribué en partie à son action diurétique, qui contribue à réduire le volume sanguin en éliminant l’excès d’eau. Les recherches du docteur suisse Klinghardt ont démontré que l’ail des ours, lorsqu’il est associé à la coriandre, peut être efficace pour éliminer les métaux toxiques, notamment le mercure.

    En outre, l’ail des ours est un excellent détoxifiant pour l’organisme, favorisant l’élimination des purines, de l’acide urique et de l’urée, et protégeant ainsi les reins. C’est pourquoi les ours, à leur réveil d’hibernation, consomment abondamment cette plante, d’où son nom. On retrouve l’ail des ours dans certains compléments alimentaires, notamment dans le triplex draineur  en cliquant sur le lien.

  • En usage externe : On n’utilise pas cette plante par voie externe.
  • Contre indications : Aucune contre indication actuellement connue. Mais il est possible que cette plante soit hypothyroïdienne.
  • Partie employée : feuilles, bulbes, plutôt à l’état frais.
  • Principes actifs :  Essentiellement les sénévols, qui donnent cette saveur d’ail.
  • Formes galéniques : Extrait de plantes fraîches, macération sans alcool.

Sa comestibilité

Cette plante est un véritable délice en cuisine. Les fleurs peuvent être ajoutées aux salades comme condiment, apportant une saveur distinctement piquante et alliacée. Les feuilles, quant à elles, peuvent être coupées et incorporées aux salades, mais également utilisées dans divers plats tels que des tartes, des quiches ou des soufflés.

Une autre option consiste à hacher les feuilles et à les faire macérer dans de l’huile d’olive ou de tournesol. En mixant le hachis avec peu d’huile, vous pouvez obtenir une délicieuse tartinade à l’ail des ours, idéale pour des canapés savoureux à l’apéritif. Pour cela, il suffit de placer le hachis dans un bocal ou un pot type pot à confiture, de bien le tasser, puis de le recouvrir juste d’huile. Après avoir laissé le mélange s’imprégner d’huile, il est prêt à être utilisé comme tartinade.

Voici une recette de pesto à l’ail des ours :

Et attention aux confusions mortelles avec la feuille de muguet ou avec la feuille de colchique, comme le montre cette autre vidéo :

ail des ours